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Et avec ceci, un staphylocoque doré ?

Les staphylocoques producteurs de coagulase, comme S. aureus, synthétisent également des entérotoxines pouvant être à l’origine de toxi-infections alimentaires. Il s’agit de protéines résistant à la chaleur dont on connaît actuellement plus d’une vingtaine de sérotypes qui correspondent à autant de gènes différents, onze d’entre eux étant connus pour avoir une action émétisante. D’autre part, la prévalence des souches de S. aureus résistant à la méticilline (SARM) ne cesse d’augmenter, constituant une cause de plus en plus importante de morbidité et de mortalité. Pour exemple, en 2012, au Portugal, 50 % des isolats de staphylocoques dorés étaient constitués de SARM.

Ainsi, les aliments contaminés par de tels germes pourraient, non seulement être responsables d’intoxinations, mais aussi constituer le vecteur de résistances antimicrobiennes. L’idée de A. Castro et coll. a donc été de rechercher la présence de staphylocoque doré sur les mains et dans la cavité nasale de personnes travaillant dans une entreprise alimentaire portugaise et manipulant régulièrement des aliments. Parmi ces 162 volontaires, presque un quart (24,7 %) étaient porteurs de S. aureus.

S. aureus retrouvé sur 11 % des mains

Dans 19,8 % des cas, le portage était nasal et dans 11,1 % des cas, les bactéries étaient retrouvés sur les mains tandis que la présence de S. aureus a été mise en évidence à la fois dans le nez et sur les mains chez 6,2 % des sujets. Huit sujets (4,9 %) n’avaient de germes que sur les mains. De plus, chez trois personnes, la même souche était présente dans les deux localisations (typage moléculaire par analyse génomique). Bien qu’aucun gène de résistance antibiotique n’ait été trouvé, 82 % des isolats étaient résistants à au moins un antibiotique, 48 % à deux et 26 % à trois antibiotiques. De plus, 68 % possédaient des gènes d’entérotoxine.

Globalement, les gènes les plus fréquents, seg et sei, codaient pour des entérotoxines (82,6 % dans la cavité nasale et 70 % sur les mains) suivis par le gène du choc toxique (tst, respectivement 39,1 % et 40 %).

D’autres facteurs de virulence ont aussi été recherchés. Une production d’hémolysine bêta, alpha et gamma a ainsi été mise en évidence dans, respectivement, 66 %, 12 % et 22 % des isolats ; une activité lipase à été constatée chez 82 % des espèces isolées et une activité gélatinasse dans 88 % d’entre elles.

Ce travail montre donc la fréquence importante du portage de souches de staphylocoques dorés résistantes et particulièrement virulentes chez des travailleurs du secteur alimentaire, ce qui soulève la possibilité de dissémination de ces souches dans la communauté via l’alimentation et donc des mesures de prévention à prendre pour limiter ce risque(lavage fréquent des mains, usage systématique de gants...).


Dr Patricia Thelliez

Castro A. et coll. Food handlers as potential sources of dissemination of virulent strains of Staphylococcus aureus in the community. J Infect Public Health. 2015 (pii: S1876-0341(15)00160-4. doi: 10.1016/j.jiph.2015.08.001).

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