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Septicémies : un excès de mortalité tardive

La mortalité précoce (au cours de l’hospitalisation) des septicémies ou plutôt, selon le terme actuel, des sepsis, définis par l’association d’une bactériémie et d’une réponse inflammatoire systémique, a significativement diminué. En revanche, la mortalité tardive reste élevée sans que les raisons de ce décalage ne soient bien expliquées. Certains avancent que ce serait le reflet de comorbidités pré-existantes, d’autres que cela serait une conséquence du sepsis : les travaux réalisés dans ce domaine livrent jusqu’à présent des résultats plutôt contradictoires.

Une équipe internationale a mené une nouvelle étude de cohorte observationnelle afin d'évaluer non seulement les facteurs de risque traditionnels de septicémie, mais aussi une gamme de facteurs confondants potentiels. Cette cohorte a inclus 960 Américains âgés de 65 ans et plus, hospitalisés pour une septicémie. Ces malades ont été comparés à 777 autres patients non hospitalisés, représentant un groupe témoin ayant des comorbidités et un profil socio-démographique similaires, 788 patients hospitalisés pour une infection sans sepsis et 504 admis pour une inflammation aiguë non infectieuse, ces deux derniers groupes témoins étant utilisés pour « contrôler » le facteur infectieux sans réaction systémique et le facteur inflammatoire sans élément infectieux. Les auteurs ont comparé la mortalité tardive de tous ces patients, c’est-à-dire survenant dans un délai de 1 mois à 2 ans.

Un mécanisme encore mal compris

Parmi les personnes encore en vie 30 jours après leur hospitalisation pour septicémie, plus de 40 % sont mortes au cours des 2 années suivantes. Comparativement aux sujets non hospitalisés, le surcroît de mortalité est de 22 %, ce qui signifierait que plus de 1 patient sur 5 ayant survécu à une hospitalisation pour sepsis décèdera dans les 2 ans des conséquences de cette septicémie. Comparés aux patients hospitalisés pour une infection non septicémique ou pour une inflammation non infectieuse, les patients présentant une septicémie ont eu, respectivement, une augmentation de plus de 10 % et de plus de 16 % du risque de décès tardif.

Ces résultats suggèrent donc que l’état de santé des patients avant la septicémie ne peut expliquer à lui seul le nombre élevé de décès tardifs, sachant que leurs causes ne sont cependant pas toutes répertoriées dans cette étude, mais seules les causes des décès qui ont eu lieu au cours d’une ré-hospitalisation, le plus souvent des infections, des poussées d’insuffisance respiratoire terminale et des pneumopathies d’inhalation. Néanmoins, ces données ne permettent toujours pas d’expliquer le mécanisme exact de ces décès à long terme, même si les auteurs avancent la possibilité de la persistance d’un état d’immunodépression, voire de la perturbation du microbiome.


Dr Roseline Péluchon

Prescott HC et coll. : Late mortality after sepsis: propensity matched cohort study. BMJ, 2016; 353: i2375.

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