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Nouvelles tendances dans les septicémies néonatales

Les septicémies néonatales sont classées en précoces lorsque qu’elles surviennent au cours des trois premiers jours de vie, puis en tardives après le 3ème jour. Le type et la fréquence des germes rencontrés pendant ces deux périodes ont subi quelques variations au cours du temps du fait en particulier de la mise en place de différentes mesures telles que le dépistage et le traitement des colonisations maternelles à streptocoque B (SB), mais aussi le développement des soins prodigués aux grands prématurés, à l’origine de complications infectieuses.

A l’hôpital universitaire de Yale les données bactériologiques sont prospectivement enregistrées depuis 1928. Une équipe d’épidémiologistes pédiatres s’est particulièrement intéressée aux infections notées pour la période 2004-2015 dans un seul service de soins intensifs néonatals et a comparé ces données avec celles des décennies précédentes. De 1989 à 2003, 27 % des nouveau-nés de très petit poids avaient au moins une infection, principalement à staphylocoque coagulase négative (ScoN). A partir de 2003, des mesures d’hygiène stricte ont été progressivement mises en place. Les auteurs ont retenu le diagnostic de septicémie si l’hémoculture était positive à l’un des germes classiques des infections néonatales et en cas de ScoN, si 2 hémocultures étaient positives ou s’il existait des signes cliniques d’infection suivi d’une antibiothérapie adaptée.

En 2004-2015, 452 micro-organismes ont été identifiés lors de 410 épisodes infectieux chez 340 nourrissons. Les infections précoces ont concerné 42 d’entre eux avec 44 germes incriminés. Le taux est resté relativement stable sur toute la durée de l’étude (0,9/1 000 naissances vivantes). Pour la première fois par rapport aux décennies précédentes, la majorité (60 %) des nouveau-nés infectés étaient de très petit poids de naissance et E. coli le 1er germe dans 45 % des cas, devançant les SB (36 %). Les résultats du prélèvement vaginal à la recherche de SB étaient inconnus ou négatifs 11 fois sur 15 et 8 nourrissons étaient prématurés. En ce qui concerne les 368 épisodes d’infections tardives, elles ont concerné 298 nouveau-nés et 408 germes ont été impliqués. Les ScoN étaient les germes les plus communs (31 %), suivis de S. aureus (17 %), Enterococcus faecalis (13 %), E. coli (11 %). Les taux de ces infections tardives à J 33 ± 32, particulièrement de celles à ScoN, ont baissé significativement après mise en œuvre de plusieurs mesures préventives dont l’arrêt des prélèvements sanguins par cathéter, le raccourcissement des périodes de maintien d’un cathéter central. Les ScoN étaient responsables de 31 % des infections en 2004-2009 contre aucune à partir de 2011.

En conclusion, les mesures préventives des infections néonatales ont modifié profondément leur épidémiologie. Leurs nouvelles caractéristiques doivent être prises en compte pour la prescription de l’antibiothérapie.


Pr Jean-Jacques Baudon

Bizzaro MJ et coll. : Neonatal sepsis 2004-2013: the rise and fall of coagulase-negative staphylococci. J Pediatr., 2015; 166: 1193-9

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