www.agir-thrombose.fr
www.ambulatoire-sanofi.fr
www.ams.sanofi.fr
www.antibio-responsable.fr
www.aucoeurducholesterol.fr
www.contreladouleur.fr
www.diabplus-equilibre.fr
www.diabeteanalytics.fr
www.diabete-emotions.fr
www.gaucherfrance.fr
prevenirlesadherences.com
www.retrouverlemouvement.fr
www.sanofi-arthrose.fr
www.sanofi-diabete.fr
www.sep-ensemble.fr
www.thromboseval.fr
nosmedicaments.sanofi.fr
www.labsante.sanofi.fr
www.lesvictoiresduprive.fr
www.sanofi.fr
www.sanofigenzyme.fr
Taille des textes

Le suivi du taux de procalcitonine permettrait de réduire la durée de l’antibiothérapie

Les marqueurs habituellement employés pour suivre l’évolution d’infections bactériennes graves sont les taux de protéine C-réactive (CRP) et de leucocytes. Plus récemment, il a été montré que le taux de procalcitonine avait une meilleure sensibilité et une meilleure spécificité. Néanmoins, l’arrêt d’une antibiothérapie sur la seule base du taux de procalcitonine est une décision difficile à prendre en l’absence de données sur les conséquences de l’interruption thérapeutique. Ce d’autant qu’un grand essai (PRORATA), mené chez plus de 600 patients, a bien montré une réduction de la durée de l’antibiothérapie grâce au suivi par procalcitonine, mais une mortalité supérieure, certes non significative, mais néanmoins interpellante.

Un traitement plus court et une baisse de la mortalité

Aujourd’hui, c’est une équipe néerlandaise qui a conduit une étude multicentrique en ouvert dans 15 unités de soins intensifs, chez des patients sous antibiotiques, et qui ont été tirés au sort pour arrêter ce traitement, soit selon les protocoles habituels utilisés dans les établissements, soit selon le taux de procalcitonine, c’est-à-dire lorsque le taux était abaissé de 80 % ou plus par rapport au pic initial ou lorsqu’il était de 0,5 microg/l ou moins. Entre 2009 et 2013, 1 575 malades ont été inclus, 785 dans le groupe suivi de façon classique et 761 contrôlés par le taux de procalcitonine. La durée médiane du traitement antibiotique a été de 5 jours dans le groupe procalcitonine et de 7 jours dans le groupe contrôle, soit une différence absolue de 1,22 jours (p<0,0001). De plus, on observe dans les résultats bruts, une mortalité à 28 jours moindre chez les patients pris en charge selon le taux de procalcitonine : 20 % versus 27 %, avec une différence absolue de 5,4 % (p= 0,0122) dans l’analyse en intention de traiter et de 6,6 % (p=0,0154) en per-protocole. La mortalité à 1 an en per-protocole était aussi moins importante dans le groupe suivi par procalcitonine (p=0,0188). >

Ces résultats tendent donc à montrer que, l’interruption d’un traitement antibiotique gouverné par la diminution du taux de procalcitonine permet de raccourcir la durée du traitement antibiotique chez des malades en unité de soins intensifs, sans entraîner d'augmentation de la mortalité. Outre la diminution des effets secondaires des antibiotiques obtenue, les auteurs avancent une hypothèse intéressante, à savoir que la connaissance précoce d’un taux abaissé de procalcitonine entraîne une révision précoce des diagnostics et des traitements et contribue donc à une prise en charge plus adaptée. Il faut néanmoins souligner que parmi les différents biais cités par l’équipe, l’un est assez préoccupant : dans plus de la moitié des cas, les médecins ont refusé d’arrêter le traitement antibiotique malgré un taux de procalcitonine très bas, arguant que les malades n’étaient pas suffisamment stabilisés. La question demeure donc de savoir s’il est judicieux de continuer ou bien d’interrompre le traitement antibiotique chez des malades considérés, de façon subjective, comme non stables, car on ne sait finalement pas, en termes de mortalité, l’impact de ces décisions.


Dr Patricia Thelliez

de Jong E et coll. :Efficacy and safety of procalcitonin guidance in reducing the duration of antibiotic treatment in critically ill patients: a randomised, controlled, open-label trial. Lancet Infect Dis 2016, (http://dx.doi.org/10.1016/ S1473-3099[16]00053-0)

© jim.fr