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Réduire l'incidence des infections urinaires sur sonde : pas possible dans tous les services

Les infections urinaires sont une complication nosocomiale fréquente chez les patients porteurs d’une sonde à demeure. Selon certains travaux, 69 % d’entre elles seraient évitables si les recommandations spécifiques étaient scrupuleusement appliquées.

Les guidelines préconisent une indication appropriée du sondage, une insertion aseptique, une maintenance adaptée et le retrait en temps voulu des sondes à demeure. Mais au-delà de ces aspects techniques de la prévention, il ne faut pas négliger l’impact que peuvent avoir les comportements automatiques et les habitudes des équipes soignantes.

C'est ainsi qu'un programme de prévention national aux Etats Unis a mis sur pied des interventions destinées à réduire le risque d’infections urinaires chez les patients sondés en réanimation et dans les autres services hospitaliers. Plus de 900 services y ont participé. Les interventions reprenaient les règles techniques d’utilisation des cathéters urinaires et de prévention des risques infectieux, insistant sur l’intérêt de la réévaluation régulière de la nécessité de la sonde, sur les modes alternatifs de recueil des urines, favorisant la collaboration et la communication entre les différents intervenants et assurant enfin une mise à niveau régulière des connaissances du personnel concernant les risques infectieux et non infectieux des sondages à demeure. Les données concernant l’utilisation des sondes étaient collectées pendant 3 phases : avant l’intervention (3 mois), pendant (2 mois) et au long cours (12 mois).

Succès sauf en réanimation

Il semble que cette intervention ait une certaine efficacité, puisqu’après la formation, le taux d’infections des voies urinaires diminue de 2,40 à 2,05 infections pour 1000 jours de port de sonde (incidence rate ratio 0,86 ; 95% CI 0,76 à 0,96). Cela paraît être la conséquence de changements de comportements survenus surtout dans les services hors soins intensifs, où l’utilisation des sondages urinaires passe de 20,1% à 18,8% et les infections urinaires associées de 2,28 à 1,54 pour 1000 jours de port de sonde (0,68 ; 0,56 à 0,82). En revanche, le résultat n’est pas concluant dans les services de réanimation, où l’utilisation des sondes urinaires et l’incidence des infections restent inchangées.

Les auteurs ont cherché les raisons pouvant expliquer la différence de résultats entre les services de soins intensifs et les autres. Une explication possible est que l’état des patients hospitalisés en soins intensifs nécessite une surveillance beaucoup plus rigoureuse des urines, ce qui ne peut être obtenu que par un sondage à demeure. Quant à l’incidence plus élevée des diagnostics d'infection, elle peut être le résultat de l’usage de la mise en culture des urines, plus routinier dans ces services de soins intensifs, pour expliquer la fièvre, fréquente chez ces patients.


Dr Roseline Péluchon

Saint S. et coll. : A Program to Prevent Catheter-Associated Urinary Tract Infection in Acute Care. N Engl J Med 2016; 374:2111-2119.
http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1504906#t=article

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