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Prévalence des entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu dans les Infections urinaires à chez l’enfant

Les Entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu (EBLSE) sont résistantes à la plupart des bêta-lactamines et souvent co-résistantes à d'autres classes d'antibiotiques, limitant les options thérapeutiques et entrainant des retards dans le traitement adapté de l'infection.

Chez l'adulte, les infections urinaires causées par les EBLSE sont associées à une augmentation de la durée de l'hospitalisation et des coûts plus élevés comparativement aux infections par d'autres pathogènes. Chez l'enfant, les infections urinaires sont parmi les infections les plus fréquentes causées par les EBLSE.

Un traitement empirique adéquat est nécessaire pour prévenir les complications graves et il est essentiel d'évaluer le poids de ces agents pathogènes sur la population pédiatrique.

OBJECTIFS :

Ce travail avait pour objectifs (1) d'évaluer la prévalence des infections urinaires à EBLSE) chez l'enfant ; (2) identifier les facteurs prédisposant et étudier leur impact sur la durée des hospitalisations.

METHODES :

Cette revue systématique et la méta-analyse en découlant ont reposé sur la consultation des bases de données PubMed et EMBASE, à la recherche d’études portant sur la fréquence des infections à EBLSE dans les infections urinaires de l'enfant.

RESULTATS :

16 études regroupant un total de 7 374 cas d’infections urinaires ont été sélectionnées.
La prévalence des infections par les EP-BLSE a été estimée à 14 % (intervalle de confiance à 95 % [IC]=8-21).
Trois facteurs de risque principaux leur ont été associés et les odds ratios (OR) correspondants estimés : (1) reflux vésico-urétéral (OR=2,79 ; IC=1,39-5,58) ; (2) antécédents d’infections urinaires (OR=2,89 ; IC=1,78-4,68) ; (3) antibiothérapie récente (OR= 3,92 ; IC= 1,76-8,70).
Les hospitalisations ont été plus longues chez les enfants atteints d’une infection par une EBLSE, comparativement à celles dues à d’autres germes pathogènes urinaires, la différence moyenne standardisée correspondante étant en effet estimée à 0,88 (IC= 0,40-1,35).

CONCLUSIONS :

Au sein de la population pédiatrique, une infection urinaire sur sept est liée aux EBLSE. L’existence d’un reflux vésico-urétéral, des antécédents d’infections urinaires ou encore une antibiothérapie récente sont autant de facteurs de risque. Ces infections à EP-BLSE sont associées à une augmentation de la durée des hospitalisations. Leur incidence, tout à fait significative au sein de cette population, mérite d’être prise en compte dans l’élaboration de protocoles thérapeutiques empiriques et de programmes visant à une utilisation optimale de l’antibiothérapie, a fortiori dans les zones géographiques où leur prévalence est élevée.


Dr Philippe Tellier

Flokas ME et coll. Prevalence of ESBL-producing Enterobacteriaceae in paediatric urinary tract infections: A systematic review and meta-analysis. J Infect 2016 (28 juillet). Publication avancée en ligne.

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