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Pneumonies à Legionella et cancer : attention aux présentations atypiques

On sait que les sujets immunodéprimés, en particulier ceux qui reçoivent des corticoïdes et une chimiothérapie cytotoxique ont un risque plus élevé de contracter une pneumonie à Legionella. Un groupe du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC) de New York, réunissant des infectiologues, des microbiologistes et un radiologue, s’est donné pour tâche de déterminer les caractéristiques cliniques et radiographiques des infections pulmonaires à Legionella se développant chez des patients traités pour une pathologie cancéreuse ou ayant eu une greffe de cellules souches. Pour ce faire, ils ont recherché tous les cas survenus entre 1999 et fin 2013 et identifiés dans les registres du MSKCC.

Au cours de cette période, 40 infections à Legionella ont été enregistrées.
Neuf d’entre elles étaient dues à des espèces bactériennes non pneumophila, parmi lesquelles 8 survenues chez des patients atteints d’hémopathies, alors qu’un seul malade avait une tumeur solide (cancer pulmonaire). Le ratio était en revanche différent pour le reste des infections, à Legionella pneumophila, puisqu’il y avait «seulement » 58 % de malades traités pour une affection hématologique maligne.

C’est aussi uniquement chez les personnes ayant une hémopathie ou ayant eu une transplantation de cellules souches que des aspects radiographiques de type infiltrats nodulaires ont été observés, signant plus fréquemment une infection à Legionella non pneumophila (50 % versus 16 %; p=0,0594). Fait également notable, tous les cas de pneumonie nodulaire à Legionella ont été découverts de manière fortuite ou bien étaient asymptomatiques. Les auteurs insistent aussi sur le fait que les pneumonies nodulaires étaient, à la radiographie, indiscernables d’infections fungiques ou d’autres infections opportunistes (à mycobactéries, à Nocardia, etc.). De plus, la majorité des cas se sont déclarés pendant l’été. De fait, des pics d’infections à Legionella pendant l’été et le début de l’automne ont déjà été signalés par le Centers of disease control and prévention américain, ce qui apparaît logique dans la mesure où les legionelles se développent et prolifèrent à des températures dépassant les 20 °C et où c’est aussi à cette époque de l’année que les systèmes de climatisation sont les plus utilisés.

Enfin, la bronchoscopie avec biopsies pulmonaires est souvent requise pour le diagnostic d’infiltrats pulmonaires atypiques. Cependant, cette recherche est fréquemment difficile, voire impossible, chez les patients très fragilisés, ayant des anomalies de la coagulation et/ou une thrombocytopénie. La possibilité d’une infection pulmonaire à Legionella, en particulier non pneumophila, doit donc être présente à l’esprit devant une pneumonie cliniquement et radiographiquement atypique chez un patient ayant une hémopathie maligne.


Dr Patricia Thelliez

Del Castillo M et coll. . Atypical presentation of Legionella pneumonia among patients with underlying cancer: A fifteen-year review. J Infect. 2015. pii: S0163-4453(15)00335-7. http://dx.doi: 10.1016/j.jinf.2015.10.006.

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