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On en sait plus sur les endocardites des patients hémodialysés

Les sujets hémodialysés ont un risque très accru d’endocardite infectieuse pour diverses raisons : multiples manœuvres invasives, épisodes fréquents de bactériémie dus aux ponctions de fistule artério-veineuse ou de cathéter, etc. Une équipe italienne a mené à cet égard une étude de prévalence de type cas-témoins grâce au suivi prospectif entre 2004 et 2011 de la cohorte du Studio endocarditi italiano (SEI). Les données de 42 sujets consécutifs hémodialysés et ayant eu une endocardite ont ainsi pu être comparées à celles de 126 patients infectés, mais non dialysés et appariés pour l’âge, le sexe, le type d’endocardite et le côté du cœur concerné.
Il a ainsi pu être mis en évidence que les patients hémodialysés étaient plus souvent diabétiques, ce qui n'est pas inattendu compte tenu de l'incidence très élevée du diabète chez les insuffisants rénaux chroniques (42,9 % versus 18,2 %, p=0,007), immunodéprimés (16,7 % versus 3,2 %, p=0,02) et avaient un taux plus élevé de pathologies cardiaques à risque (45 % versus 25 %, p=0,031). Les germes en cause étaient plus fréquemment des staphylocoques que des streptocoques (p<0,002) et les infections étaient davantage liées à des soins médicaux. Le délai diagnostique était également plus court chez les hémodialysés. En revanche, il y a eu autant d’interventions chirurgicales cardiaques (38 % versus 36,5 %, non significatif). Comme dans la population générale des sujets victimes d’une endocardite, c’est le cœur gauche qui était habituellement atteint, qu’il s’agisse de la valve mitrale ou aortique. De même, les taux de complications et la mortalité intrahospitalière étaient similaires, ce qui diffère des résultats déjà rapportés à partir d’études rétrospectives non comparatives.
A noter que si deux tiers des patients sous dialyse avaient une fistule artérioveineuse, il y avait un nombre plus élevé qu’attendu de cathéters veineux centraux (31 % contre 12 % dans la population des hémodialysés italiens).

Ce travail, réalisé à partir d’une des plus larges cohortes de patients hémodialysés ayant eu une endocardite, permet donc de dresser un portrait assez précis de cette population. Si le délai avant diagnostic est heureusement plus court, les auteurs remarquent cependant qu’il reste quand même de 3 semaines et que un quart des malades meurent précocement.


Dr Patricia Thelliez



Durante-Mangoni E et coll. Current features of infective endocarditis in persons on hemodialysis: a prevalence study with case control design from the prospective multicenter SEI cohort. Infection. 2016 Jan 19. [Publication avancée en ligne]

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