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Le microbiote nasal a un rôle important dans la colonisation par staphylocoque doré résistant à la méticilline

La colonisation du nez par Staphylococcus aureus (le plus souvent résistant à la méticilline, ou SARM) est un facteur important d’infection à ce même germe, le risque étant alors augmenté de 3 à 13 fois avec, à la clé, un risque vital bien plus élevé. Une équipe du Colorado, aux Etats-Unis, a donc voulu comparer le microbiote nasal de patients étant colonisés de façon persistante par S. aureus (n=26) à celui de malades n’étant pas porteurs de cette bactérie (n=26). L’étude a porté exclusivement sur des patients hospitalisés en raison d’une exposition plus importante aux SARM, d’un risque plus élevé d’infection symptomatique et de mortalité liée à une infection par SARM. L’analyse du microbiote nasal a été effectuée par PCR et séquençage de l’ARN et les germes sont été par ailleurs cultivés en présence des SARM.

Plusieurs micro-organismes trouvés dans le microbiote nasal étaient associés à l’absence de colonisation par SARM, malgré une exposition importante au staphylocoque. Les associations négatives les plus fortes ont été constatées avec Streptococcus mitis et Lactobacillus gasseri. En culture, S. mitis inhibait de plus la croissance des 22 isolats de SARM identifiés, cette inhibition semblant se faire via la production de peroxyde d’hydrogène. L’analyse de régression a aussi mis en évidence une moindre fréquence de colonisation par SARM chez les personnes hébergeant L. gasseri et une tendance identique en cas de colonisation par Kocuria palustris, ces deux micro-organismes étant capables d’inhiber S. aureus in vitro : K. palustris produit un peptide agissant contre les SARM et L. gasseri du peroxyde d’hydrogène tout en activant les macrophages in vitro.

Vers un "traitement" par probiotiques ?

La question de savoir pourquoi certains patients ont plus de risques d’être colonisés par S. aureus n’est cependant pas encore totalement résolue. Il est probable qu’il existe des interactions complexes entre des facteurs génétiques de l’hôte, l’exposition à l’organisme pathogène, la fonction immunitaire et la présence d’un microbiote nasal particulier.

Quoi qu’il en soit, il apparaît qu’une compétition entre différentes espèces de germes est à même de protéger l’individu d’organismes hautement virulents à l’intérieur de la niche nasale. L’étape suivante sera d’explorer l’intérêt d’utiliser S. mitis, L. gasseri et K. palustris comme probiotiques, ces agents ayant démontré leur puissant pouvoir inhibiteur de la colonisation nasale par SARM.


Dr Patricia Thelliez

Bessesen MT et coll. MRSA Colonization and the Nasal Microbiome in Adults at High Risk for Colonization and Infection. J Infect. 2015; (pii: S0163-4453[15]00261-3) (doi: 10.1016/j.jinf.2015.08.008).

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