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Les bactériémies à germes Gram négatif, marqueurs cliniques des cancers occultes

Objectifs :

Étude de cohortes destinée à examiner les risques relatifs et absolus de cancer chez les patients atteints de bactériémie à germe Gram négatif par rapport à la population générale.

Méthodes :

A cette fin, KK Søgaard et coll. ont eu recours à une base de données médicales qui a permis d’étudier une cohorte nationale composée de tous les patients originaires du Danemark (Danish National Patient Registry - DNPR), hospitalisés, entre 1994 et 2013 avec un diagnostic de bactériémie à germes Gram négatif. Par ailleurs, les cas de cancers ont été identifiés grâce au registre Danois des cancers (Danish Cancer Registry (DCR), et reliés avec les cas de bactériémie à germe Gram négatif en les données des deux sources.

La période de suivi médiane était de 2.5 ans (écart interquartile : 0,4 à 5,9 ans).

Le risque absolu de cancer et les ratios d’incidence standardisés (RIS) correspondants ont été calculés par rapport aux valeurs observées dans la populationde référence

Résultats :

Au sein de la cohorte étudiée (n=11 753 cas de bactériémies à germes gram négatif sans cancers). Au total 1 379 cas de cancers ont été dénombrés dans cette population versus 988 attendus dans la population de référence, ce qui correspond à un SIR global de 1,40 (intervalle de confiance à 95 % [IC]=1,32-1,47).

Au cours des 6 mois qui ont suivi le diagnostic de bactériémie, le RIS de cancer a été estimé à 3,33 (IC=2,99-3,69), correspondant à un risque absolu de 3,05 %. Il est à noter que le risque de cancer était considérable au cours des six premiers mois suivant l'épisode bactérien, et maximal 30 jours après hospitalisation (RIS : 5.51 (95% CI: 4.52-6.64)].

Ces valeurs ont principalement trouvé leur origine dans la survenue en excès (dans les 6 mois qui ont suivi l’hospitalisation suivant la bactériémie ) de (1) tumeurs malignes affectant le tractus gastro-intestinal (3 à 13 fois plus) ou génito-urinaire (4 à 10 fois plus) ; (2) lymphomes non hodgkiniens (5 fois plus) ; (3) de cancers métastatiques sans tumeur primitve identifiée (5 fois plus) ; (4) de cancers du sein ou du poumon (2 fois plus). Entre le 6e et le 12e mois après le diagnostic de bactériémie, le SIR de pathologie maligne, tous types confondus, a été estimé à 1,46 (IC=1,22-1,72). Au-delà d’une année de recul, le SIR correspondant a chuté à 1,13 (IC=1,05-2,10).

Conclusions :

Cette étude rétrospective de grande envergure confirme ainsi que les bactériémies à Gram négatif constituent bel et bien un marqueur clinique de cancer occulte.

Conclusion des auteurs : Les bactériémies à Gram négatif sont des marqueurs de cancer occulte. Ceci peut, en même temps que des affections chroniques associées, expliquer une partie de la mortalité accrue observée chez les patients ayant été diagnostiqués pour une bactériémie à Gram négatif.DCR), et reliés avec les cas de bactériémie à germe Gram négatif en les données des deux sources.

La période de suivi médiane était de 2.5 ans (écart interquartile : 0,4 à 5,9 ans).
Bien que le risque absolu de cancer soit faible, cette étude suggère qu'un bilan approfondi chez certains patients hospitalisés pour une bactériémie à Gram négatif peut être approprié.


Dr Philippe Tellier

Søgaard KK et coll. Gram-negative bacteremia as a clinical marker of occult malignancy. J Infect 2016 (9 novembre) pii: S0163-4453(16)30282-1. Publication avancée en ligne.

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