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Leptospires et chauves-souris : une amitié "émergente"

De plus en plus de travaux ont montré que les chauves-souris pouvaient constituer un réservoir de leptospires, jouant ainsi un rôle dans l’épidémiologie de la zoonose la plus répandue au monde. M Dietrich et coll. ont résumé les connaissances récentes dans ce domaine.

Plus de 500 000 cas humains de leptospirose grave surviennent chaque année, principalement dans les zones tropicales, avec un taux de mortalité dépassant 10 %. La prévalence globale de la maladie serait cependant supérieure car les infections asymptomatiques ou infra-cliniques sont fréquentes. Leptospira représente un complexe de différentes bactéries dont on connaît 22 espèces, pathogènes, intermédiaires ou saprophytes. La classification sérologique (qui s’appuie sur les antigènes de surface) différencie près de 300 serovars, sachant qu’un même serovar peut appartenir à plus d’une espèce et que, a contrario, de multiples serovars peuvent être trouvés dans une seule espèce. De nombreux mammifères sont susceptibles d’être infectés, notamment les rongeurs, qui abritent les bactéries dans leurs reins. La contamination se fait donc par contact direct ou via les sols ou les eaux contaminés par les urines des animaux. Au moins 4 espèces de leptospires infectent les chauves-souris, parmi lesquelles 3 sont pathogènes et une intermédiaire.

L’importance de la prévalence et de la séroprévalence de l’infection chez les chauves-souris apparaît assez variable selon l’espèce de chiroptère et la zone géographique, ce d’autant qu’il semble que l’excrétion urinaire varie aussi dans le temps et que les femelles gestantes ont des taux élevés d’infection. De plus, si ces animaux sont capables de développer une réponse immune après infection aiguë, stoppant l’excrétion de leptospires, des cas d’infection chronique, à l’origine d’une excrétion urinaire pendant plusieurs mois, ont également été rapportés. En raison de leur abondance, les chauves-souris pourraient donc contribuer au maintien et à la dissémination de la leptospirose, chez l'homme, soit directement, soit par l’intermédiaire d’une contamination des rongeurs. Les travaux se poursuivent donc pour répondre aux questions qui restent en suspens et pour améliorer la détection de l’infection chez les chauves-souris.


Dr Patricia Thelliez

Dietrich M, Mühldorfer K, Tortosa P, Markotter W (2015) Leptospira and Bats: Story of an Emerging Friendship. PLoS Pathog 11(11):e1005176. doi:10.1371/journal.ppat.1005176

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