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Préférer les IPP pour inhiber la sécrétion d’acide gastrique chez le patient dialysé

Les inhibiteurs de la sécrétion d’acide gastrique (ISAG), antihistaminiques H2 (anti-H2) et inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), sont largement prescrits en cas de reflux oesophagien, de gastrite ou d’ulcère de l’estomac. Ils présentent de nombreux effets secondaires, souvent mineurs (diarrhée, flatulence), mais parfois des complications plus sévères allant de réactions d’hypersensibilité jusqu’à des fractures, une aplasie médullaire, ou même des cancers de l’estomac. Les patients atteints par des maladies rénales chroniques (MRC) sont fréquemment traités par les ISAG, car 70 % d’entre eux présentent des désordres gastro-intestinaux, ce pour des raisons complexes encore largement inconnues. En outre, les risques d’infection liés au traitement par les ISAG n’ont pas été suffisamment étudiés chez les insuffisants rénaux chroniques. En particulier, pour les malades soumis à une dialyse péritonéale chronique (DPC) qui, à l’inverse de la dialyse extracorporelle, permet le traitement à domicile, le risque de péritonite et d’infection pouvait jusqu’alors simplement être soupçonné sans être avéré.

Un risque d’infections à Clostridium difficile et d’infections pulmonaires sous anti-H2

Une étude récente, publiée par une équipe espagnole a tenté de mettre en évidence l'association entre les traitements inhibiteurs de la sécrétion gastrique et les complications infectieuses chez des patients atteints de maladies rénales traités par dialyse péritonéale chronique.

Cette étude observationnelle, monocentrique portant sur 691 patients atteints de MRC et traités par DPC entre 1995 et 2013, ont été examinés pour évaluer l'association entre le traitement par IGAS et les risques d'infection péritonéale et intestinale. Les auteurs suggèrent que le risque de péritonite et d’infections n’est pas simplement associé à la pénétration de bactéries entériques dans le péritoine, mais que le traitement au long cours par les ISAG, inhibant l’acidité gastrique, modifie l’écologie bactérienne du tractus gastro-intestinal ainsi que la flore de la portion distale de l’intestin. Ils émettent l’hypothèse que l’hypochlorhydrie gastrique pourrait provoquer l’augmentation de croissance de certaines bactéries pathogènes multirésistantes et faciliter leur passage au travers de la barrière intestinale. En outre, les ISAG pourraient avoir un effet délétère sur la capacité bactéricide des neutrophiles. Les conséquences cliniques en seraient des infections entériques à Clostridium difficile ainsi que des infections pulmonaires. Les résultats sont cependant moins concluants avec les IPP.

Cette étude montre que des risques d’infection graves provoqués par les ISAG sont avérés dans la MRC traitée par DPC et, en particulier, en ce qui concerne les anti-H2. Les auteurs préconisent, au vu de leurs résultats, de préférer les IPP aux anti-H2, en cas de nécessité. Il serait néanmoins utile d’approfondir les recherches pour expliquer les différences pharmacologiques observées entre IPP et anti-H2. Les anti-H2 auraient-ils une demi-vie plus longue ou de multiples cibles ?


Dr Catherine Albertini.

Pérez-Fontan et coll. : Inhibition of Gastric Acid Secretion by H2 Receptor Antagonists Associates a Definite Risk of Enteric Peritonitis and Infectious Mortality in Patients Treated with Peritoneal Dialysis. PLoS ONE. 2016,11: e0148806. doi:10.1371/journalpone.0148806.

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