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Infections sur prothèse articulaire à culture négative : il faut positiver !

Les infections sur prothèse articulaire avec cultures négatives demeurent encore une énigme, sans définition claire ni recommandation spécifique de prise en charge. MS Parikh et S Antony se sont néanmoins penchés sur ce problème épineux. En 2014, plus d’un million de prothèses articulaires totales ont été posées dans le monde avec une incidence d’infections de 1 à 4 % au genou et de 1 à 2 % à la hanche. Parmi ces infections, environ 10 % sont à culture négative.

Cependant, en réalité, elles sont souvent négatives faute d’outils de détection adaptés. Il a par exemple déjà été montré qu’il s’agissait alors d’infections fungiques, ou à mycobactéries, ou bien en rapport avec des germes exigeant un milieu de culture particulièrement riche, comme c’est le cas de Coxiella burnetti. Une autre cause est représentée par l’utilisation préalable d’antibiotiques. Le transport des échantillons, les méthodes de culture, peuvent aussi jouer un rôle. On sait aussi que les bactéries qui créent un biofilm (staphylocoque doré, Pseudomonas spp, etc.) constituent un facteur de risque indépendant d’échec thérapeutique et de cultures négatives.

Comment mettre toutes les chances de son côté

A la lumière de ces données, les auteurs proposent un algorithme de prise en charge de ces infections, certes non validé, mais bien utile en pratique. Cet arbre décisionnel met ainsi en exergue l’importance d’augmenter les temps d’incubation et le nombre des cultures (minimum de 5). La sonication (traitement par ultrasons) des cultures, permettant la rupture des biofilms, associée à des méthodes de diagnostic moléculaire comme la PCR, contribue aussi à augmenter le taux de détection de bactéries non initialement cultivables. Enfin, dans la mesure où le risque d’infection sur prothèse est le plus élevé au cours des deux premières années, il semble judicieux de contrôler la vitesse de sédimentation et le taux de protéine C-réactive tous les mois pendant cette période à plus haut risque. En cas d’infection précoce, c’est-à-dire survenant au cours des 3 premières semaines post-chirurgicales, le traitement antibiotique seul est très efficace. En revanche, les infections tardives nécessitent, en outre, le changement de la prothèse. Il est donc particulièrement important de diagnostiquer très rapidement une infection sur prothèse de façon à éviter une reprise chirurgicale et de ce fait d’optimiser la mise en évidence des agents infectieux en cause.


Dr Patricia Thelliez

Parikh MS et coll.: Comprehensive review of the diagnosis and management of prosthetic joint infections in the absence of positive cultures. J Infect Public Health 2016; (http://dx.doi.org/10.1016/j.jiph.2015.12.001)

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