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Infection urinaire à entérocoques chez le nourrisson, à peine différente de celle à Gram - !

Les infections urinaires du nourrisson sont le plus souvent dues à des bactéries du type Gram - dont les colibacilles sont indéniablement le chef de file (80-90% des infections). Concernant les Gram +, enterococcus faecalis, représente 4 à 6% des Infection s du tractus urinaire et révèle le plus souvent une malformation du tractus urinaire, qu’il s’agisse, à titre d’exemples, d’un syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJU), d’une hydronéphrose ou de lésions plus complexes. Elles entraînent en règle une admission urgente, car la fièvre élevée et le risque de déshydratation sont au premier plan. Les infections à entérocoques qui sont plus rarement en cause se distinguent apparemment, de celles à bacilles Gram -, comme le suggèrent les résultats d’une étude de cohorte rétrospective multicentrique. Afin de mieux comprendre la compréhension l'épidémiologie des infections du tractus urinaire par enterococcus faecalis de l'enfant, les auteurs ont comparé la présentation clinique, la sensibilité des analyses urinaires, les anomalies radiologiques et la probabilité de complications chez des nourrissons fébriles âgés de 29 à 60 jours consultant aux urgences pour une infection urinaire (IU)à entérocoque par rapport à ceux ayant une IU à bactéries gram - .

Il s'agit d'une analyse secondaire d'une cohorte rétrospective : Ont été inclus 1 870 nourrissons (âge, 29-60 jours), provenant de 20 services d’urgences. Tous étaient atteints d’un syndrome fébrile (≧ 38,0°C) en rapport avec une infection urinaire définie selon des critères microbiologiques stricts appliqués aux résultats des cultures : (1)) ≧ 50 000 unités formant colonie colony forming units (UFC)/ml d’un agent pathogène unique ; (2) soit 10 000 à < 50 000 CFU/ml ou 10 000 – 100 000 CFU/ml (selon le laboratoire) avec un ECBU positif ou une coloration de Gram définie.

Davantage de malformations génito-urinaires et d’antécédents d’infections urinaires

Un entérocoque n’a été détecté avec certitude que chez 37 nourrissons (2,0 %). Une analyse bivariée a révélé que ce groupe se distinguait significativement de l’autre (Gram -) par certaines caractéristiques (p < 0,05 dans tous les cas) : prématurité plus fréquente, hospitalisations itératives, antécédents de malformations génito-urinaires, infections urinaires à répétition et mauvais état général.

L’analyse multivariée, pour sa part, a identifié deux variables étroitement associées aux infections à entérocoques : (1) SJU de grade ≥ 3 (Odds ratio [OR] ajusté = 3,2, intervalle de confiance à 95 % [IC], 1,4-7,6) ; (2) hydronéphrose (OR ajusté = 3,3, IC, 1,4-7,9). L’évolution clinique s’est avérée similaire dans les deux groupes, avec la même fréquence, au demeurant faible, de complications graves ou d’évènements indésirables. La leucocyturie isolée ou combinée au dosage de la leucocyte-estérase ont été plus sensibles dans la détection des infections à Gram – (80,4-93,9 % versus 50,0-75,9 % pour les entérocoques).

Les infections urinaires à entérocoques du nourrisson s’avèrent rares dans cette étude, mais leur pronostic rejoint celui des infections à Gram -, en dépit de malformations génito-urinaires plus fréquentes et a priori plus préoccupantes, qu’il s’agisse d’un syndrome de la jonction pyélo-urétérale ou encore d’une hydronéphrose. Le diagnostic cytobactériologique de ces infections à entérocoques semble plus imprécis, de sorte que les résultats des cultures s’imposent pour les incriminer avec certitude.


Dr Philippe Tellier

Lubell TR et coll. : Comparison of Febrile Infants with Enterococcal and Gram-Negative Urinary Tract Infections. Pediatr Infect Dis J., 2016 ;

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