www.agir-thrombose.fr
www.ambulatoire-sanofi.fr
www.ams.sanofi.fr
www.antibio-responsable.fr
www.aucoeurducholesterol.fr
www.contreladouleur.fr
www.diabplus-equilibre.fr
www.diabeteanalytics.fr
www.diabete-emotions.fr
www.gaucherfrance.fr
prevenirlesadherences.com
www.retrouverlemouvement.fr
www.sanofi-arthrose.fr
www.sanofi-diabete.fr
www.sep-ensemble.fr
www.thromboseval.fr
nosmedicaments.sanofi.fr
www.labsante.sanofi.fr
www.lesvictoiresduprive.fr
www.sanofi.fr
www.sanofigenzyme.fr
Taille des textes

Hygiène des mains en unité de soins intensifs : quid des visiteurs ?

Les bactéries multirésistantes suscitent aujourd’hui de nombreuses inquiétudes. En unité de soins intensifs (USI) et en réanimation, les malades, à l’immunité souvent défaillante, sont particulièrement à risque de développer une infection nosocomiale à germes résistants. Le plus souvent, la contamination se fait de patient à patient via le personnel hospitalier. DJ Birnbach et coll. se sont demandé à quel point les visiteurs de ces services pouvaient jouer un rôle dans la transmission. Ils ont donc mis sur pied une petite étude dans laquelle ils ont demandé aux visiteurs d’une USI s’ils s’étaient bien frictionné les mains avec une solution hydro-alcoolique (SHA) avant d’entrer dans la chambre et s’ils acceptaient un prélèvement sur l’une de leurs mains. Parallèlement, deux observateurs postés, l’un dans l’USI et l’autre à l’extérieur, étaient chargés de vérifier, à l’insu des visiteurs, s’ils avaient bien utilisé le produit désinfectant. 

35 visiteurs sur 55 n'ont pas désinfecté leurs mains ! 

Une première constatation est plutôt positive puisque, chez les 20 personnes s’étant conformées aux précautions d’hygiène, 14 ont eu des cultures négatives et, chez les 6 autres, il s’agissait de germes appartenant à la flore saprophyte habituelle de la peau. Cependant, sur les l’étude ayant inclus 55 personnes inclus dans l'étude, 35 n’ont pas désinfecté leurs mains et, dans ce groupe, 8 cultures ont montré la présence de bacilles Gram négatif et, chez un sujet, la culture a poussé à staphylocoque doré résistant à la méticilline. Ces données montrent non seulement que l’hygiène des mains n’est pas respectée dans les USI par une bonne partie des visiteurs et que, de plus, il existe un risque réel de transmission infectieuse. 

La question est maintenant de savoir pourquoi tant de personnes n’obéissent pas aux règles d’hygiène, ce d’autant qu’elles devraient être particulièrement motivées pour le faire puisqu’elles viennent a priori rendre visite à un proche. Les auteurs avancent le fait que les consignes sont parfois non rappelées verbalement par le personnel et que les sujets ne comprennent pas totalement l’enjeu de telles pratiques ni à quel moment doit avoir lieu la désinfection des mains. Ainsi, ils soulignent que, d’après les observateurs, 43 % des personnes qui avaient déclarés avoir les mains propres n’avaient pas utilisé la SHA avant de rencontrer le malade. 

Au delà d’un renforcement de l’information et d’une meilleure signalisation, certaines approches plus "coercitives" pourraient être plus efficaces, comme la présence d’un "gardien" plaçant directement la solution hydro-alcoolique dans les mains du visiteur, voire d’une porte de chambre ne s’ouvrant que si la procédure a bien été effectuée.


Dr Patricia Thelliez

Birnbach DJ et coll. An evaluation of hand hygiene in an intensive care unit: Are visitors a potential vector for pathogens? J Infect Public Health. 2015; pii: S1876-0341(15)00095-7. doi: 10.1016/j.jiph.2015.04.027.

© jim.fr