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Les complications infectieuses de la chirurgie du cancer colorectal réduisent la survie à long terme

Les complications infectieuses (CI) de la chirurgie colorectale représentent le principal souci postopératoire, surtout en ce qui concerne les sepsis pariétaux. Elles prolongent le séjour, accroissent les coûts et la mortalité immédiate, mais affectent aussi la survie à long terme. Ceci pourrait s’expliquer par la prolifération de cytokines pro-inflammatoires tant localement qu’à distance, le retard à la mise en œuvre de traitements adjuvants et la dissémination de cellules malignes endo-luminales en cas de fistule.

Les auteurs ont utilisé 2 vastes bases de données portant sur des vétérans, dont une dédiée au cancer, et retenu tous les adultes opérés à visée curative entre 1999 et 2009 par voie ouverte ou cœlioscopique (mais pas trans-anale) de cancer colorectal (KCR) non métastatique en ne retenant que les patients opérés une seule fois, soit au total, 12 075 cas.Le principal critère de jugement a été la survie à long terme, en éliminant les décès des trois 1ers mois.

On a distingué 2 groupes de malades, sans (SC) ou avec (AC) complications postopératoires. Parmi les complications postopératoires ont été distinguées : les complications infectieuses (ACI) ou non (ACNI). Et les complications infectieuses ont été séparées en complications « sévères » (ACIS), englobant les complications péritonéales et systémiques, ou « modérées » (ACIM) comprenant les complications urinaires ou pariétales. Les malades ont par ailleurs été appariés en fonction du site de leur cancer (colon ou rectum) et de son stade, mais aussi de leur état général, nutritionnel (albuminémie préopératoire) et stade ASA (American Society of Anaesthesiologists).

L’immense majorité des opérés (98 %) étaient des hommes, d’âge moyen 68 ans et de stade ASA moyen 3. Le cancer du colon représentait 83 % des cas et les stades I, II et III étaient équitablement répartis. La colectomie partielle a été pratiquée dans 85 % des cas, la résection antérieure du rectum dans 5 %, et 7 % ont eu une incision sacrée ou périnéale associée (amputation abdominopérinéale). Enfin, plus de 1 100 opérés (9,5 %) ont eu une iléo ou colostomie temporaire ou définitive. Le curage a ramené en moyenne 13 ganglions et les 2/3 des opérés n’ont pas reçu de traitement adjuvant.

Ont été rapportées 3 358 AC (27,8 %), dont 2 714 (22 %) ACI et, parmi celles-ci, 833 (6,9 %) ACIS. En analyse multivariée, on constate que les AC ont un risque de décès majoré (x par 1,24) par rapport aux SC, indépendamment des autres facteurs discriminants (stade du cancer, siège rectal, stade ASA, âge etc.). Par ailleurs, une albuminémie préopératoire normale, un curage plus complet, et une chimiothérapie postopératoire, sont associés à une meilleure survie.

La comparaison des ACNI et des ACI montre un risque de décès chez ces derniers majoré d’un facteur 1,31, les autres constatations ci-dessus étant par ailleurs confirmées. De même, le pronostic à long-terme des ACIS est plus sombre (survie moyenne de 33 mois) que celui des ACIM et des ACNI (40 mois). Leur risque de décès par rapport à celui de ces 2 groupes est multiplié par 1,41.


Dr Jean-Fred Warlin

Artinyan A et coll.: Infectious postoperative complications decrease long-term survival in patients undergoing curative surgery for colorectal cancer. Annals of Surgery 2015; 261(3) : 497-505.

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