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Les complications cardiaques précoces au cours des pneumopathies aiguës obèrent le pronostic cardiovasculaire ultérieur

La pneumopathie est parmi les infections, le motif le plus fréquent d’hospitalisation en unité de soins intensifs ; elle est également la principale cause des décès liés à une maladie infectieuse.

Les études épidémiologiques ont montré que les infections respiratoires étaient associées à un risque accru de complications cardiaques dont l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et notamment la fibrillation atriale, les décès d’origine cardiovasculaire, tous événements qui surviennent dans les premiers jours de l’installation de la pneumopathie.

On sait que ces complications obèrent le pronostic précoce et augmentent le taux de mortalité apprécié au 30e jour de l’évolution. On ignore cependant si les complications cardiovasculaires qui se manifestent à la phase aiguë de la pneumopathie augmentent le risque de décès à long terme et si certains facteurs peuvent permettre de prévoir la survenue d’évènements cardiovasculaires tardifs, en sachant que la pneumopathie per se n’y prédispose pas.

Cangemi et coll. se sont penchés sur la question dans une étude prospective menée chez 301 patients consécutifs hospitalisés au CHU de Rome pour une pneumopathie dont le diagnostic reposait sur la présence d’un ensemble de symptômes et signes cliniques (râles, ronchi, sifflements bronchiques, fièvre > 38°, tachycardie, frissons, dyspnée, toux sèche ou productive, douleurs thoraciques) et radiologiques. Le critère principal était la mortalité totale et le critère secondaire, la survenue d’événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde non fatal, décès d’origine cardiovasculaire, accident vasculaire cérébral).

Des complications cardiaques dans près de 20 % des cas

Pendant l’hospitalisation, 246 patients (âge moyen : 70,0 ± 16,5 ans) sont restés indemnes de toute complication cardiaque ; 55 patients (18 % ; âge moyen : 79,7 ± 8,6 ans) ont présenté une complication cardiaque : 32 ont eu un infarctus du myocarde (sans sus-décalage du segment ST : n = 29 ; avec sus-décalage du segment ST : n = 3) ; 30 patients ont présenté un épisodede novo de fibrillation atriale ; 7 ont cumulé 2 de ces complications.

Sur un suivi moyen de 17,4 mois, 89 patients sont décédés (51 % d’entre eux avaient présenté une complication cardiaque pendant l’hospitalisation; 26 % d’entre eux en étaient restés indemnes ; p < 0,001) et 73 patients ont été victimes d’un événement cardiovasculaire (47 % d’entre eux avaient présenté une complication cardiaque pendant l’hospitalisation ; 19 % d’entre eux en étaient restés indemnes ; p < 0,001).

L’analyse de régression de Cox a montré que l’âge, l’indice de sévérité de la pneumonie et la survenue de complications cardiaques pendant la phase hospitalière étaient significativement associés à la mortalité totale ; tandis que l’âge, la présence d’une hypertension et d’un diabète, la survenue de complications cardiaques pendant l’hospitalisation étaient significativement associés à l’apparition tardive d’événements cardiovasculaires lors du suivi.

Ainsi, cette étude prospective montre clairement que la survenue de complications cardiaques précoce au cours de l’hospitalisation de patients admis pour pneumopathie est associée à une augmentation du risque de décès et d’événements cardiovasculaires au cours du suivi à long terme.


Dr Robert Haïat

Cangemi R et coll. : Relation of Cardiac Complications in the Early Phase of Community-Acquired Pneumonia to Long-Term Mortality and Cardiovascular Events. Am J Cardiol., 2015; 116: 647e651; (doi: 10.1016/j.amjcard.2015.05.028).

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