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De nouveaux biomarqueurs en perspective devant une neutropénie fébrile

Même si les recommandations internationales prônent le recours à des antibiotiques à large spectre en cas de neutropénie fébrile chez les patients atteints de cancer, et si plusieurs biomarqueurs ont été proposés pour évaluer le risque infectieux de ces malades, le manque d’un indicateur fiable permettant de différencier les causes infectieuses et non infectieuses au début de l’épisode fébrile est toujours criant.

L’avancée de la science aidant, une équipe allemande s’est axée sur cette recherche en s’appuyant sur une analyse protéomique, métabolomique et également de certains marqueurs conventionnels, chez 20 patients ayant une neutropénie fébrile sans infection prouvée et chez 28 malades ayant une neutropénie d’origine infectieuse, parmi lesquels 17 avaient une bactériémie.

Au terme de cette enquête, ils ont ainsi pu isoler 15 "candidats" (3 peptides, 6 protéines et 6 phosphatidylcholines) susceptibles d’être des marqueurs utiles pour établir l’origine de la fièvre, infectieuse ou non, lors d’une neutropénie fébrile. A noter que lors de cette sélection, les "candidats" ayant un pouvoir de discrimination au tout début de l’épisode fébrile étaient exclusivement des métabolites lipidiques et des petits peptides, alors que de 2 à 4 jours plus tard, il s’agissait de protéines de signalisation, les marqueurs potentiels étant donc fortement liés à l’évolution du processus infectieux. En tout cas, 7 de ces nominés permettaient de différencier une neutropénie sans infection d’une neutropénie en rapport avec une infection, avec une sensibilité et une spécificité supérieures à celles de biomarqueurs plus classiques, comme la procalcitonine, la protéine C réactive ou l’interleukine 6.

M.E. Richter et coll. ont aussi recherché des marqueurs de défervescence. Dans une analyse post hoc, ils ont suivi l’évolution de 4 lysophosphatidylcholines, de la thréonine et du tryptophane, ce qui a permis d’identifier les malades ayant ou non une résolution de leur neutropénie fébrile. Là encore, ces "candidats" fournissaient des indications plus précises que les marqueurs conventionnels.

Cette étude exploratoire demande bien sûr confirmation par un travail prospectif de plus grande ampleur, mais on sait désormais qu’il existe une vingtaine de biomarqueurs susceptibles d’orienter et d’améliorer la prise en charge précoce et le suivi des malades cancéreux ayant une neutropénie fébrile.


Dr Patricia Thelliez

Richter M.E. et coll. Biomarker candidates for the detection of an infectious etiology of febrile neutropenia. Infection. 2015; (doi: 10.1007/s15010-015-0830-6).

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